lundi 28 mai 2012

Un archet - un auteur : Mathias Théophile Auguste BARBE

Né en 1853 à Mirecourt, dans les Vosges (88), de Dominique BARBÉ, luthier, Mathias Théophile Auguste BARBÉ aura une existence difficile en tant que fabricant d'archet.

Sur conseil de son père, il apprend l'archèterie, dés son plus jeune âge auprès des ateliers mirecurtiens de l'époque et donc, probablement, chez François Xavier BAZIN, le père de Charles Nicolas puis chez ce dernier.
 
En 1881, ouvrier en archèterie, Mathias Théophile Auguste BARBÉ devient papa d’un fils qu’il prénomme Pierre Auguste.


En 1886, sur recommandation de son cousin germain, Télesphore Amable BARBÉ, luthier (Médaillé à l'exposition de 1867 à Paris), alors 1er assistant de Jean Baptiste VUILLAUME, Auguste va rejoindre Paris et travailler chez Gand et Bernardel. Il y travaille une dizaine d’année en réalisant des archets très soignés, proche de l’Ecole de VOIRIN dont il a certainement appris la maitrise dans l’atelier BAZIN.


Fort de cette expérience parisienne, et éloigné de sa famille depuis le décès de son cousin germain en 1892, il décide d’installer son propre atelier à Mirecourt vers 1896.

Ses contacts avec la capitale lui permettent de vendre sa production d’archets devenue très proche du modèle de François Nicolas VOIRIN avec lequel il est parfois confondu.

Pierre Auguste BARBÉ, son fils, apprend l’archèterie auprès de son père mais, à la mort de celui-ci, ne pouvant assumer l’entreprise paternelle, rejoint les ateliers de la Maison Jérôme THIBOUVILLE-LAMY (J.T.L)

Mathias Théophile Auguste BARBÉ décède en 1902.

Ses archets, signé « A. BARBE » (pour Auguste BARBÉ) sont d’excellentes factures et très recherchés pour la qualité de leur jeu.

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