lundi 26 novembre 2012

Un archet - un auteur : Dominique "Justin" POIRSON


Justin POIRSON serait né à MIRECOURT (88 - Vosges) en 1851 sous le prénom de Dominique.
Laurent GRILLET, (en 1901, dans « Les ancêtres du violon » Tome II – Charles SCHMID Editeur), écrit de POIRSON : « élève de Nicolas MAIRE à Paris chez lequel il entra en 1865 ». Qu’est ce qui va encourager  un adolescent de 14 ans  à quitter ses Vosges natales pour venir travailler en la capitale, l’obligation de scolarité n’intervenant qu’en 1882 (Jules FERRY) ? Est-il un descendant de Pierre POIRSON, facteur d’instruments mirecurtien venu s’installer à Paris ? Est-il parent de Joseph, Emile et Charles POIRSON, ouvriers luthiers chez DEBLAYE à Mirecourt début 1900 ?

« Il travailla ensuite chez J.-B. Vuillaume, puis chez Gand et Bernardel et s’établit en 1879 ». Il est certain que pour travailler chez Vuillaume, il fallait avoir une bonne main et que, au décès de ce dernier, la Maison Gand et Bernardel offrait une opportunité à ceux qui avaient solide réputation. Cette notoriété permettait souvent de créer son propre atelier et de sous traiter son travail auprès des luthiers ou bien de vendre directement sa production aux musiciens.

Albert JACQUOT (La Lutherie lorraine et française, 1912 – Librairie FISCHBACHER) ajoute que « ses archets sont recherchés et marqués Poirson à Paris »… Même si le travail de POIRSON n’est pas toujours égal, un grand nombre de baguettes est apprécié par les instrumentistes.
St Ouen - Fortification
René VANNES (Dictionnaire universel des luthiers – 1951) donne une fin tragique à POIRSON, assassiné en 1925 à « la Porte de St Ouen dans une baraque où il vivait misérablement ».
Le mystère autour de la vie (et de la mort) de ce célèbre archetier reste entier…



(Sources : René VANNES, Albert JACQUOT, Louis GRILLET, Etienne VATELOT - Wikipedia - Google - Archives Lyon - Sénat - recherches personnelles)

Aucun commentaire: