mardi 11 décembre 2012

Des archets - des auteurs : histoire de quartiers


Document Gallica
En 1820, alors que le cercle très fermé des luthiers et archetiers exerçait principalement dans et autour de la rue Croix des Petits Champs à Paris, quelques fabricants d’archets faisaient connaitre leur savoir-faire dans des quartiers un peu plus éloignés…

Charles MOUSSELET dit « Baroux ou Barroux » (étymologiquement « le baron »), mirecurtien de naissance où il fut reçu compagnon en 1765 et luthier en 1770, était installé au 57 rue du Petit-Carreau (ou des Petits Carreaux | 75002 – Paris). Il décède à MIRECOURT en 1773.
« On a toujours bu sec en ce quartier.  L'enseigne des Trois-Bouteilles et celle du Château-Gaillard rivalisaient, dans la rue du Petit-Carreau, avec le Triomphe-de-Bacchus, dont le propriétaire lui-même portait, vers 1714, un nom qui ratissait chaleureusement la gorge et donnait soif : Le Poivre ! La corporation des joueurs de violon avait bien son bureau rue Saint-Martin, attenant à Saint-Julien-des-Ménétriers ; néanmoins les musiciens à embaucher se donnaient rendez-vous chez Zublet, aux Trois-Bouteilles, près la rue Thévenot, et, de nos jours encore, tous les dimanches, des virtuoses disponibles se réunissent sur le même point de la rue du Petit-Carreau, à la porte d'un marchand de vin, et y trouvent un engagement pour la soirée dans quelque orchestre de bal, de spectacle ou de café-concert. » (Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875).

Les archets de Charles « BAROUX » ou BARROUX ont pour réputation d’être remarquable (Albert JACQUOT – 1912), et de facture soignée (Léon CHARVET / Laurent GRILLET – 1901).
Malheureusement, l’histoire a  fait leurs oublis… (...mais pas complètement - à
suivre prochainement).

Pierre SIRJEAN, également mirecurtien de naissance, installé 14, rue de Fleurus, doit sa réputation à des archets proches du style TOURTE (Henri POIDRAS – 1924). Tout comme pour Jacob EURY ou Jacques LAFLEUR, on soupçonne SIRJEAN d’avoir fréquenté cette famille, ce qui laisserait donc supposer l’existence d’un atelier TOURTE dont on parle bien peu.
Et, comme pour « BAROUX » (BARROUX), là encore, l’histoire fait disparaitre le travail d’un archetier à forte notoriété...

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