mercredi 24 avril 2013

Un archet - des auteurs : Louis MORIZOT Frères


Dés 1930, Joseph Louis MORIZOT dit "Louis MORIZOT Père"  envisage de créer une association avec ses fils qu'il a formés au métier de l'archèterie. L’atelier portera alors l'enseigne "Louis MORIZOT et ses fils".

L'atelier déménage au 39 ter Rue du Faubourg St Vincent à MIRECOURT et devient, par la qualité de son travail, le principal concurrent de l’atelier de Louis BAZIN, successeur de Charles Nicolas.

Petit à petit, "MORIZOT Père" va transmettre son affaire à ses fils qu'il accompagne quotidiennement et officiellement jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale. L’entreprise devient ainsi l’atelier « L. MORIZOT Frères ».

André Auguste, né en septembre 1907 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le citron", est le plus talentueux des frères. L'atelier lui confie la réalisation des archets "haut de gamme". Décède en février 1978.

Louis Gabriel, né en juin 1903 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le pompier", travaille principalement à la fabrication des archets de contrebasse et des hausses. Décède en juin 1988.

Marcel Louis, né en avril 1912 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le finfin", travaille essentiellement à la fabrication des baguettes d'archets de facture courante. Décède en février 1969.

Paul Charles, né en février 1899 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le Chef", dirige l'entreprise et produit, dans ses courts moments de temps libre, des hausses pour la production artisanale de l'atelier. Décède en février 1970.

Paul Georges, né en février 1910 à MIRECOURT (88 - Vosges), surnommé "le petit vieux", est considéré comme le finisseur des archets. Il s'attache à donner aux archets leur aspect final et en contrôle la qualité. Décède en juillet 1959.

René, né en août 1917 à MIRECOURT, est le plus jeune des frères à ne pas pratiquer l'archèterie. Il sera luthier. Décède en 2001.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale (1939-1945), la petite société familiale va prospérer pendant près de 10 ans. Mais le décès de Louis MORIZOT Père, en 1957, va déstabiliser l'entente fraternelle. Refusant l'industrialisation de leur savoir-faire et le nouveau profil de l'archèterie française, les cinq frères ne pourront transmettre leur atelier à leurs enfants ou aux apprentis talentueux qui travaillent pour eux (tel que Jean-Jacques ou Bernard MILLANT). Les derniers archets MORIZOT seront produits pas André Auguste jusqu'en 1978.

Les archets signés de l'atelier « L. MORIZOT Frères » sont de bonnes factures. Très appréciés par les jeunes musiciens, leurs versions montées argent ou or sont d'un excellent rapport  "qualité-prix".
 
(Sources : archives des Vosges - Musée de la Lutherie et de l'Archèterie française de Mirecourt - Google maps - Wikipédia - Documents et recherches personnelles - Famille MORIZOT)

 

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