mercredi 2 avril 2014

Faubourg Saint-Antoine : le menuisier, le bois et l'archet...

L’histoire du faubourg Saint-Antoine (PARIS) se confond souvent avec celle de son artère centrale, la rue du Faubourg-Saint-Antoine, qui était un prolongement extra muros de la rue Saint-Antoine.
Cette agglomération était proche de l'abbaye Saint-Antoine-des-Champs et s'est développée sous la protection de ses abbesses.


L’établissement des Quinze-Vingts a été fondé par le roi Saint Louis au 13ème siècle. La volonté du roi était d’héberger dans un local adapté trois cents parisiens aveugles jusqu’alors délaissés par tous et généralement réduits à une vie misérable. Saint Louis rassembla ces aveugles en une congrégation organisée à la manière des ordres religieux. Selon la manière ancienne de compter par vingtaine, la communauté devait donc comprendre quinze fois vingt membres, et dès le Moyen Age, il fut courant de désigner l’institution sous le nom de congrégation des Quinze-Vingts.

L’établissement se trouvait à l’origine situé dans un espace s’étendant de l’actuelle place du Palais-Royal jusqu’au milieu des jardins des Tuileries. Il fut transféré à la fin du 18ème siècle vers le faubourg Saint-Antoine, dans une ancienne caserne des mousquetaires. Tout un quartier du faubourg portera le nom de Quinze-Vingts et servira de protectorat artisanal à un certain nombre de métiers échappant ainsi aux règles strictes des corporations...

Le faubourg Saint-Antoine constitue aujourd’hui l’un des nombreux quartiers de Paris. Sa vocation pour le bois reste une réalité : on peut y trouver pêle-mêle magasins d'ameublement, ateliers d’ébénisterie et / ou de menuiserie... C'est le quartier des organisations professionnelles du meuble ou encore des centres de formation tels que l’École Boulle (rue Pierre-Bourdan).



L'histoire du faubourg relate également, dans les minutes du notaire Claude BENARD, en dates de juillet à septembre 1722, et relatées par M RAMBAUD et C. GRODECKI (Artisans du XVIIIe siècle), qu'un certain Pierre TOURTE est recensé, à cette période, comme étant menuisier dans le quartier Faubourg Saint-Antoine & Convention .

L'inventaire "ROLLIN-POIRIER" du 28 mai 1756, à requête d'un certain Nicolas-Pierre TOURTE nous informe enfin, qu'à cette date, lui est reconnu  le métier de luthier, grande rue du Faubourg Saint-Antoine.

Autant d'informations qui permettent de comprendre  que le futur archet "moderne" est né virtuellement dans un quartier où la connaissance des bois et de leur travail est une vocation...


Nicolas-Léonard et François Xavier TOURTE naitront dans ce quartier...

Reste une énigme : mais qui est Thomas TOURTE, le menuisier œuvrant en 1737 dans ce même arrondissement ?

A suivre...

(Sources : Wikipédia - Les Quinze-Vingts - Archives Nationales - Recherches et Documents internes - Atelier Sandrine RAFFIN)

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