mercredi 12 novembre 2014

Bois de poirier : l'usurpateur

"Le Poirier est un des bois les plus agréables qu’on puisse rencontrer pour tous les arts. Il est doux, liant, sans nœuds ni gerçures, très uni, très égal, d’un grain fin ; il se rabote et se coupe facilement dans tous les sens. Il est susceptible de recevoir le plus beau poli, et sa couleur rosée est veinée de filets d’un rouge-brun très vif, et quelquefois d’un beau noir. Il possède au plus haut degré la qualité de ne jamais se gauchir; aussi l’emploie-t-on pour des règles, des équerres, des modèles de machines et de fondeurs, planches d’imprimeurs sur indiennes et sur papiers peints. Il est également très recherché pour la sculpture; son seul défaut est d’être, avec le temps , attaqué par les vers. Comme bois de tour, c’est un des plus agréables à travailler, et l’alisier est peut-être le seul que l'on puisse lui préférer. Il se coupe avec une facilité et une netteté surprenantes; il prend admirablement les pas de vis et les moulures les plus délicates.
On le teint facilement en noir et il imite alors l'ébène à s'y méprendre.
En un mot, il n'est pas d'ouvrage de tour auxquels on ne puisse l'appliquer avec succès. Le poirier-sauvageon semble encore réunir à un plus haut degré toutes les qualités qui viennent d'être énumérées.
"

Encyclopédie RORET - TOURNEUR - Tome Premier (1858)

"...Il n'y a guère que la teinture en noir sur poirier, pour imiter l'ébène, qui soit généralement employée, parce que l'ébène artificiel qu'on obtient rivalise avantageusement avec le bois véritable."...

Encyclopédie du commerçant / GUILLAUMIN (1841)




(Sources : Google livres - Les Fils de J. George - Recherches Atelier Sandrine RAFFIN - Archetiers)

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