mercredi 24 décembre 2014

Noël et la Trêve des confiseurs

« Aux approches de Noël, par une sorte d'accord entre les parlementaires, on ne soulève pas de questions irritantes, qui, troublant l'esprit public, nuiraient aux affaires. Et même, afin de mieux vivre en paix, on se sépare, on se donne des vacances. Donc, point d'aigres propos et pendant cette accalmie, les marchands de sucreries, de gâteaux, de friandises, font, tout doucement, leur petit commerce. Les confiseurs jubilent, profitant de la suspension des hostilités à la Chambre, et cette tranquillité dont ils bénéficient s'est appelée la trêve des confiseurs. » 
T. Pavot, L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, questions et réponses, communications diverses à l'usage de tous, littérateurs et gens du monde, artistes, bibliophiles, archéologues, généalogistes, etc. Volume 38, 20 septembre 1898  

En 1892, on trouve l'expression sous la plume de Paul Verlaine dans une correspondance :

« Mon cher Vanier, maintenant que voici passée « la trêve des confiseurs », recausons un peu... pas d'argent. Ah, c'est bien, çà, hein ? mais patience ! Attendez. En attendant me voilà bon prince, et parlons littérature. »  
— Paul Verlaine, Correspondance de Paul Verlaine, publiée sur les manuscrits originaux. Volume 2, Adolphe van Bever, A. Messein éditeur, 1923

(Sources: Wikipédia - Gallica / BnF - Atelier Sandrine RAFFIN - Archetiers)

Aucun commentaire: