mercredi 3 juin 2015

L'archet : une tête à plaque...

Tout archet "moderne", neuf ou ancien, est pourvu d'une plaque de tête. Même si elle apporte de l'élégance à la finition de la baguette, la finalité de celle-ci n'est pourtant pas simplement décorative ; elle renforce la fragile tête de l'archet en la protégeant d'éventuels chocs accidentels.

Cette plaque de tête est aujourd'hui au cœur des tourments qui enveniment les relations musiciens-douaniers.
Composée d'un collage de matériau dense sur un petit morceau d'ébène ou de fibre (partie noire entre le bois de l'archet et le matériau), elle est sous le regard des institutions frontalières qui vérifient de la provenance de ces matériaux.

Faite d'or ou d'argent, elle ne pose aucun problème sinon qu'un risque de surpoids en tête qui peut déséquilibrer l'ensemble de l'archet.
Faite d'os, elle passe les frontières mais perd rapidement de sa superbe car l'os est un  matériau qui vieillit mal et offre, à moyen terme, une finition jaunie et terne.

Réalisée en ivoire d'éléphant ou de mammouth, la finition de la plaque de tête est luxueuse et élégante. Mais depuis le 25 février 2014, tous les archets achetés ou ayant été modifiés ou restaurés après 1976, et comportant ne serait-ce qu’une infime quantité d’ivoire, risquent de ne pas pouvoir traverser les frontières de certains pays dont, principalement, les États-Unis...

Aujourd'hui les archetiers "responsables" proposent une solution alternative que nous avons déjà évoquée ici : la galalithe

Ne laissez pas une plaque de tête fêlée ou cassée sur votre archet! La protection de ce dernier en serait largement fragilisée. Et si vous devez voyager à l'étranger, interpellez votre archetier pour qu'il vous propose une solution adéquate (et les justificatifs qui vont avec) pour ne pas prendre le risque d'une confiscation de votre outil de travail aux postes de douanes.


(Sources : Atelier Sandrine RAFFIN - Archetiers / Cites)

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