jeudi 4 juin 2015

Nicolas HARMAND : de l'archet au symbolisme...

Nicolas HARMAND (Harmant) nait à MIRECOURT (88 - Vosges) le 13 mai 1793 du second mariage entre Louis HARMAND, luthier (concierge des bâtiments militaires de la ville et déclaré gendarme national) et Marie Anne PIERRE, sous le témoignage de Nicolas MALINE, facteur de serinettes (Archives départementales des Vosges).

Si la formation d'archetier de Nicolas reste bien énigmatique et sa production d'archets rarissime, il est bon de signaler quelques beaux exemplaires de baguettes de cet auteur.

Mais intéressons nous un petit peu plus à la "marque" d'Harmand.
Sur la photo ci-contre, on peut observer qu'il ne s'agit pas d’un marquage "à chaud" mais d'une signature tracée à l'aide d'une pointe. Cela pourrait donc traduire la rareté de la production puisque Nicolas Harmand ne juge pas utile de faire fabriquer une "estampille" à chauffer.

Ce qui est plus troublant, c'est la façon de graver les lettres de son patronyme. La lettre "H" dessine un pont et la lettre "N" est inversée. On pourrait alors supposer une faiblesse scolaire d'orthographie ou bien encore une faute d'inattention, voir même un problème de typographie associé aux  "gauchers". 

C'est probablement vers l'ésotérisme et/ou le symbolisme des lettres qu'il serait judicieux de chercher la signification d'une telle écriture. Un besoin nécessaire d'exprimer des sentiments spirituels avec des mots, des symboles...
Le "N" inversé (ou retourné) fait l'objet de nombreuses recherches. On notera, pour exemple, l'intrigue du tableau "Oedipe explique l'énigme du sphinx" de Jean Auguste Dominique INGRES que l'auteur, en 1808, signe de son nom en inversant le "N" ou, plus récemment, le "Enne Speculari" de Rennes le Château. .

Supposition ou réalité, le cas de Nicolas HARMAND reste une énigme.

A suivre...

(Sources : Wikipédia - Archives départementales des Vosges - Musée du Louvre - www.renneslechateau.com - Atelier Sandrine RAFFIN | Archetiers)

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