mercredi 21 octobre 2015

Histoire de l'archèterie, en parallèle : la menuiserie d'horlogerie

Roubo
Depuis le 16eme siècle, la menuiserie et l'horlogerie font bon ménage. Rien alors de bien surprenant d'apprendre que (Nicolas) Pierre Tourte, faiseur d'archet et luthier au 18eme siècle, fût tout d'abord menuisier* et que son second fils, François Xavier, fût (présumé) apprenti horloger*...
Rien de bien surprenant d'étudier la généalogie suisse de la branche helvétique des Tourte dont bon nombre d'individus travaillaient de près ou de loin dans l'horlogerie* et/ou la menuiserie*. Même Voltaire n'en fût pas surpris...
De l'horloge comtoise, horloge à pendule très populaire dans le monde rural, à l'horloge d'édifice (tour, église, etc), le bois* côtoie l'acier* en un acte commun avec la fabrication de l'archet du quatuor.

Si la complexité des engrenages du mécanisme d'horloge est un sujet qui passionne les plus férus, intéressons nous, tout d'abord, à la menuiserie d'horlogerie. En matière d'horlogerie d'édifice, les avancées techniques les plus importantes se sont produites en France, au XVIIIe siècle. Et plus particulièrement avec le passage des horloges "à cage" aux horloges "horizontales". Ces dernières ont pour particularité de reposer sur un bâti en bois supportant un mécanisme "en ligne". La taille de ce cadre en bois dépend du poids du mécanisme.

Encyclopédie RORET - 1843
Du côté de l'horloge comtoise, de nombreuses variations existent. On peut même considérer qu'au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, chaque horloge est pratiquement unique. En effet, à cette époque chaque artisan horloger est indépendant, sa production annuelle est de quelques dizaines d’horloges. Il réalise lui-même la quasi-totalité des pièces nécessaires* (l'archetier procède de la même manière) et fabrique donc la gaine de bois de ses propres mains, sans faire appel au layetier.

La menuiserie d'horlogerie n'est pas une spécialité mais elle fait appel à un besoin de connaissances horlogères pour en concevoir les cadres, châssis, bâtis et autres gaines de bonnes qualités.

Elle utilise des bois résistant* et/ou décoratifs dont, parfois, des bois exotiques (le pernambouc* a pu être utilisé mais à titre purement expérimental). Le manuel de Roubo* reste une référence historique pour le choix des bois et des outils préconisés ainsi que pour les croquis d'assemblage qui sont autant de repères pour les menuisiers, layetiers ou ébénistes.

* = points communs avec l'archèterie

(Sources: Wikipédia - Gallica/BnF - Association Horlogerie Comtoise - Philippe Monot - documents internes)


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