mercredi 20 avril 2016

Ouvrier archetier : André JACQUEMIN

La réputation d'un maitre archetier et / ou de son atelier est parfois due au travail silencieux des gens de l'ombre: les ouvriers archetiers...

André JACQUEMIN est de ceux-là.

André nait le 22 août 1904 à Mirecourt (88 - Vosges) de Joseph Émile Jacquemin, journalier, et de Charlotte Louise Lorrain, dentellière. Il se marie en août 1926 avec une certaine Mathilde Maline, au nom de famille bien connu dans le monde de l'archèterie Mirecurtienne.
Son savoir-faire et sa toute jeune expérience le fait travailler pour Charles Nicolas et  Louis BAZIN (1921)

L'apprentissage et le travail d'archetier sont réglementés par une Convention collective et rémunérés selon un Barème précis.
Vers 1935, un archetier qualifié touche 3 francs 75 centimes de l'heure (soit +/- 0,56 cents d'euro).
Un apprenti, de 0,75 centimes à 2 francs 50 (soit de 0,11 à 0,38 cents d'euro)

Pour information anecdotique, un luthier qualifié devait rendre deux violons par semaine.

C'est en pleine semi-industrialisation qu'André JACQUEMIN se confronte avec un dilemme peu coutumier dans le métier de la facture instrumentale : produire toujours plus et sacrifier la qualité au profit de la quantité.

André JACQUEMIN décède en 1982, à l'age de 77 ans. Même si son travail ne sera jamais reconnu en tant que tel, un nombre important d'archets fabriqués par lui et portant la marque de grands ateliers circulent encore aujourd'hui et font le bonheur de jeunes musiciens affirmés.

(Sources : luthier-mirecourt.com / archives des Vosges / atelier Sandrine Raffin - archetiers / wikipédia)

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